Suite à un évènement violent, il y a un risque que le stress traumatique apparu amène à un état chronique chez la victime. On peut en effet parfois assister à la "fixation" des réactions. En d'autres termes, de façon plus imagée et familière, on peut dire qu'il y a un risque que la victime ne "digère" pas le choc, que la personne "garde ça sur la patate". Explications.
Pendant l’évènement traumatique, le corps réagit: c’est la réaction très courte d’immobilité ou « freezing » du système parasympathique, puis celle de fuite/combat du système sympathique (accélération du cœur, de la respiration).
Une fois l’évènement terminé, survient la phase de réaction du stress aigu (agitation, angoisse, souvenirs intrusifs, absence d’émotions,…). Ce sont des réactions normales et naturelles après une expérience traumatique. En principe, il suffit de les affronter, de gérer son stress, de mettre de l’ordre dans ses pensées, souvenirs et émotions pour tourner la page.
Après une période, il peut arriver que les réactions prennent la forme de symptômes tels que l’hyperexcitation somatique (agitation, angoisse), les souvenirs récurrents intrusifs, la dissociation (détachement) et l’évitement (anxiété situationnelle ou sociale). Ceci correspond à l’état de stress post-traumatique (ESPT). Finalement, cet état peut devenir chronique et être associé à d’autres problèmes (alcoolisme, dépression, anxiété, troubles du sommeil,….).
Pour éviter la fixation des réactions, il existe des techniques de gestion du stress traumatique, par exemple le debriefing ou les techniques oculaires.